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Il prétend avoir été tabassé par la police

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24 mai 2012
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Par François-David Rouleau

Fernand Alarie, un résident de Blainville âgé de 71 ans, a souffert de multiples blessures après avoir résisté à son arrestation alors qu’il circulait sur la côte Saint-Pierre en direction de Saint-Anne-des-Plaines.

C’est le résultat d’une simple interception qui a rapidement dégénéré.

La limite de vitesse étant fixée à 50 km/h, M. Alarie roulait à 77 km/h à bord de sa camionnette. « Je le sais que c’est un piège à ticket cette zone-là, a-t-il dénoncé lorsque le journal l’a rencontré à son domicile. Je roulais à 60 km/h, c’est choquant de se faire arracher de l’argent. Ce sont des voleurs. »

Choqué lorsque la policière a allumé ses gyrophares, il a immobilisé son véhicule sur la route pour aller s’exprimer. Il est ensuite remonté à bord pour reprendre la route sur une distance d’une centaine de mètres pour se stationner à un endroit sécuritaire à sa demande.

Elle s’est approchée en lui ordonnant de débarquer du véhicule parce qu’il était en état d’arrestation. « Je lui ai dit de manger de la m… ! C’est vulgaire mais c’est vrai. Je me suis senti achalé et écœuré », a raconté M. Alarie.

Il a ensuite repris la route pour finalement s’arrêter deux kilomètres plus loin. Cinq voitures de police l’ont aussitôt encerclé et trois agents de Mirabel l’ont extirpé de sa cabine et l’ont arrêté pour fuite, agression armée et refus d’obtempérer durant l’après-midi du 3 avril. Même s’il a signifié qu’il était handicapé et qu’il souffrait d’importants maux de dos en raison de sa maladie neurologique, il aurait été projeté au sol pour procéder à son arrestation.

« Ils m’ont trainé au sol et donné des coups de pieds et des coups de matraque. Ils m’ont envoyé du poivre de cayenne dans les yeux. Je ne leur ai jamais donné de coup, je me suis défendu parce qu’on m’étouffait. Ils ont agi comme des vrais sauvages », a-t-il expliqué avec émotion.

Souffrant de multiples contusions, les policiers auraient laissé le septuagénaire sur la banquette arrière de la voiture de patrouille, poignets liés, une trentaine de minutes. Il dit avoir souffert d’intenses douleurs avant d’entrer au poste de police où l’un des agents l’aurait rudoyé et lui aurait cogné la tête sur un cadrage de porte.

« J’ai eu peur de mourir pour la première fois de ma vie. Ils ont utilisé la force et la violence pour se venger parce que je n’avais pas voulu débarquer de mon camion. Ils m’ont souvent ridiculisé. C’est révoltant. »

Le service de police de Mirabel refuse de donner davantage d’explications sur l’événement car le dossier est sous enquête.

Une facture salée

En calculant le montant des trois constats d’infraction que les policiers lui ont remis dans cette mésaventure, Fernand Alarie devrait débourser 715 dollars,

« Ils m’ont battu et on me charge pour près de 800 dollars d’amendes. Ça va me coûter encore plus cher en frais d’avocats. Il y a des limites à se faire plumer », a-t-il constaté.

À sa contravention de 125 dollars pour excès de vitesse s’ajoutent une infraction de 146 dollars pour avoir proféré des injures et des menaces à un policier, une amende de 444 dollars pour avoir résister à son arrestation ainsi que les frais de remorquage et de fourrière de sa camionnette.

Après réflexion, M. Alarie admet qu’il aurait dû se taire et collaborer davantage lorsque la policière s’est approchée de sa camionnette pour la première fois. « J’ai du caractère mais je n’aime pas me faire voler. »

Il porte plainte

Alors qu’il soigne encore ses blessures, l’homme de 71 ans retraité d’Hydro-Québec a porté plainte contre les policiers qui ont procédé à son arrestation. Il n’a pas accepté le traitement que les policiers lui ont réservé lors de son arrestation.

« Je me suis senti humilié. Je n’accepterai plus jamais de me faire menotter, c’est fini. Ils peuvent te faire ce qu’ils veulent quand ils te passent les menottes », a-t-il déploré.

Il estime que les policiers l’ont tabassé par vengeance et qu’ils l’ont maltraité volontairement.

« J’ai été transporté à l’hôpital de Saint-Jérôme longtemps après l’avoir demandé. Je suis ressorti le lendemain midi. Je n’avais aucune fracture mais plusieurs bosses avec un œil au beurre noir. »

M. Alarie comparaîtra au palais de justice de Saint-Jérôme le 3 juillet.

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