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15 chefs d’accusation pèsent contre le président de la fraternité des policiers

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26 février 2014
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Par Eric Mondou

La confrérie des policiers de Mirabel est ébranlée alors que le policier suspendu récemment s’avère être le président de leur Fraternité, Réjean Trudeau, qui fait face à 15 chefs d’accusation.

L’homme de 51 ans est accusé d’avoir volontairement présenté de faux rapports, d’avoir fabriqué un constat d’infraction dans le dessein de faire servir cette chose comme une preuve dans une procédure judiciaire et d’avoir commis volontairement une « prévarication » dans l’exécution d’un acte judiciaire.

La prévarication signifie le manquement grave d’un fonctionnaire aux devoirs de sa charge.

Les trois chefs d’accusations se répètent à cinq reprises chacun et reposent sur des gestes qui auraient été posés entre septembre 2010 et août 2013.

Selon le Code criminel du Canada, le policier, s’il est reconnu coupable, serait passible d’un emprisonnement maximal de 14 ans.

Président de la fraternité

Président de la fraternité des policiers de Mirabel depuis quelques années, Réjean Trudeau a bien sûr été aux premières loges du conflit de travail qui avait assombri le climat entre les policiers et la Ville durant plus de cinq ans.

Échue en décembre 2007, la convention collective des policiers n’avait finalement été renouvelée qu’en juillet dernier, après de longues procédures et des moyens de pression.

Policier à Mirabel depuis 1983, Réjean Trudeau a été suspendu le 10 février par le conseil municipal, et ce, pour une période indéterminée.

Selon la résolution adoptée par les élus, qui n’identifiait pas M. Trudeau, celui-ci a été relevé de ses fonctions avec demi-traitement et est affecté entre-temps à des tâches administratives et à un horaire déterminé par la direction générale.

Le Journal a tenté de le joindre à quelques reprises, mais sans succès.

Réactions du maire

Le directeur du Service de police de Mirabel, Alain Gariépy, n’a pas voulu commenter le dossier. Pour sa part, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, a réitéré sa pleine confiance envers son corps policier.

« À la suite de cette nouvelle, nous avons demandé au service de police de faire certaines vérifications afin de savoir si d’autres événements du genre auraient pu se produire », a-t-il dit.

Ce dernier s’est cependant dit persuadé qu’aucun autre policier ne ferait faire face à des accusations.

C’est le 29 avril prochain que Réjean Trudeau comparaîtra au palais de justice de Saint-Jérôme.

 

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