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L'austérité ne passe pas au Collège Lionel-Groulx

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24 février 2015
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Simon Servant
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Par Simon Servant, Journaliste

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Dans le cadre de la semaine nationale d'actions contre l'austérité, les président(e)s de différents syndicats et associations des Laurentides ont tenu une conférence de presse, mardi après-midi, afin de dresser un portrait alarmant de la situation.

À la table, sept représentants se sont empressés de dénoncer les mesures d'austérité faites par le gouvernement de Philippe Couillard, lors des derniers mois.

Louise Jetté, présidente du Conseil Central des Syndicats Nationaux des Laurentides, est d'avis que le Québec paiera de ses services et de ses programmes sociaux. Selon elle, ces coupes affecteront beaucoup les femmes, qui occupent 75 % des emplois dans la fonction publique.

Figure familière de ces événements revendicateurs, Michel Milot, président du syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Lionel-Groulx, ne s'est pas montré tendre envers le gouvernement, qui coupe de nouveau dans l'éducation.

"Les cégeps en sont déjà à leur quatrième vague de compressions et ce n'est pas terminé. Les classes sont affectées, les services aux étudiants sont diminués et des retraites ne seront pas remplacées. L'austérité libérale touche autant ceux qui offrent les services que ceux qui les reçoivent. C'est tout le modèle québécois que remettent en question Philippe Couillard et sa bande. C'est à la population de lui dire non. Nous ne négocierons aucun recul social et nous nous battrons pour une société qui appartient à tous", a-t-il lancé.

La santé au cœur du débat

Tout comme l'éducation, la santé est un domaine grandement touché par ces mesures d'austérité. Avec une population québécoise de plus en plus vieillissante, la direction des centres d'hébergement et des centres de santé et de services sociaux se demande si la chandelle ne brûle pas finalement par les deux bouts.

"Plutôt que de couper dans les services à la population, le gouvernement devrait contribuer à élever la qualité de vie des aînés. Depuis plusieurs années, le secteur demande une table de concertation afin d'étudier les conditions de travail des employés et les conditions de vie des clients hébergés. Les employés font face à la précarité des postes, au manque de formation et à une rémunération dérisoire", a souligné Marie-Christine Delsart, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs en centres d’hébergement privés de la région des Laurentides.

Quant à elle, Karine Lehoux, présidente intérimaire du syndicat des employés du CSSS de Saint-Jérôme, affirme que c'est toute la classe moyenne qui subira les contrecoups de cette austérité qui profite au maigre 1 % de la population.

"Au nom de l'austérité, le gouvernement accentue les inégalités et s'en prend aux plus démunis ainsi qu'aux travailleurs et travailleuses. Nous savons pertinemment que l'austérité nuit au développement économique et social. En santé, le gouvernement impose des compressions budgétaires qui touchent les services que nous donnons en plus d'allonger les lignes d'attente. La définition de la conciliation entre la famille et le travail, la reconnaissance, la valorisation et le respect ne font pas partie du dictionnaire de M. Couillard", a-t-elle souligné.

Afin d'exprimer leur désaccord, une manifestation est prévue au Collège Lionel-Groulx, vendredi prochain, à 18 heures.

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