Publicité

13 mai 2020 - 11:27

PANDÉMIE COVID-19

Santé Canada autorise un premier test de dépistage sérologique, annonce Ottawa

Par Inès Lombardo, Journaliste

L'annonce du gouvernement fédéral a suivi celle de Santé Canada hier : un premier test de dépistage sérologique est désormais autorisé et commence au Canada. Le point de presse de ce mercredi 13 mai a aussi été l'occasion de confirmer que la demande de prestation pour les étudiants sera accessible dès ce vendredi 15 mai.

À ce jour, 18 instruments de dépistage de la COVID-19 sont autorisés au Canada. Mais mardi 12 mai, Santé Canada a autorisé le premier test de dépistage sérologique (recherche d'anticorps liés au coronavirus dans le sang) de la COVID-19 au pays, LIAISONMD de DiaSorin. Les laboratoires canadiens utiliseront donc ce test pour dépister les anticorps spécifiques à la COVID-19. Ces tests sérologiques permettront d’établir si les personnes qui ont eu le virus sont maintenant immunisées contre le coronavirus.

Des recherches supplémentaires aideront également à bien comprendre le lien entre un résultat positif au test de dépistage des anticorps et la protection contre une nouvelle infection. Sous la houlette du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19, au moins un million d’échantillons sanguins seront prélevés et analysés au cours des deux prochaines années afin d’assurer le suivi du virus au sein de la population en général, mais aussi de groupes précis qui risquent plus particulièrement d’être infectés, dont les travailleurs de la santé et les aînés.


La demande de prestation pour les étudiants ouverte dès ce vendredi

Le premier ministre canadien confirme que les étudiants et nouveaux diplômés pourront faire une demande sur le site de l'Agence du revenu dès ce vendredi 15 mai pour la prestation d’urgence qui est destinée à ceux qui ne pourront pas travailler cet été, du fait du manque d'emplois dû à la COVID-19.

Ils pourront recevoir 1250$ par mois de juin à août ou 2000$ s'ils ont des enfants.


Prudence maintenue à la frontière

«Je ne ferai aucune annonce aujourd'hui mais je peux assurer que les discussions avec les États-Unis sont constructives, a avancé Justin Trudeau ce matin. Ce partenariat a été superbe et je vois pas pourquoi cela ne continuerait pas. »

Le premier ministre n'a toujours pas précisé de date d'allongement de la fermeture de la frontière ni de réouverture.


« La Chine devra répondre à des questions difficiles »

L'autre pays visé par les questions fréquentes des journalistes est la Chine. À celle de savoir pourquoi il était aussi prudent à ce sujet lorsqu'il s'exprimait, Justin Trudeau ne s'est pas départi de sa réserve :

« Dans cette pandémie nous nous devons de travailler avec tout le monde. Oui, la Chine devra répondre à des questions difficiles dans les mois à venir ».

Cette prudence est-elle liée à l'entente conclue ce début de semaine par le gouvernement fédéral et l'entreprise chinoise CanSino, qui a développé le vaccin Ad5-nCoV ? Ou est-ce dû à d'autres raisons diplomatiques qui datent davantage, comme la détention depuis décembre 2018 des Canadiens Michael Kovrig, un ex-diplomate et de Michael Spavor, consultant et homme d’affaires ? Aucune de ces raisons n'a été abordée, mais il est certain que le premier ministre est déterminé à rester sur ses gardes.
 

Nombre de cas au Canada ce 13 mai

Le Canada recense aujourd'hui 71 486 cas, 5 283 morts et 34 509 personnes rétablies.

 

À lire également:

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de la Rive-Nord se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de la Rive-Nord collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.