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Deux citoyennes de Blainville ont vécu une expérience d'aide humanitaire en Uruguay

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9 mars 2011
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Par Simon Dessureault

La dentiste Marie-Claude Desjardins et l'hygiéniste Amélie Marceau, de la Clinique dentaire Dre Marie-Claude Desjardins à Blainville, ont participé à une mission humanitaire en Uruguay à l'automne dernier afin de prodiguer des soins dentaires à des habitants de ce pays.

Organisé via l'organisme Dentistes sans frontières, les deux professionnels de soins dentaires ont pratiqué en Uruguay en Amérique du Sud, du 5 au 22 novembre dernier. Elles faisaient partie d'une équipe de 11 personnes, dont quatre dentistes, deux hygiénistes ainsi que des assistants et des interprètes.

« Le but de la démarche était de traiter gratuitement des populations défavorisées dans des petits villages de l'Uruguay. On a nous-mêmes contacté Dentiste sans Frontières afin de participer à ce défi. On faisait de la dentisterie générale, des extractions de dents, de la réparation, du nettoyage, de l'application de fluor, etc. », explique la Dre Marie-Claude Desjardins, qui a son bureau de dentiste sur le boulevard Curé-Labelle à Blainville.

Une expérience marquante

Même si l'expérience s'est avérée enrichissante, les deux professionnels ont vite constaté l'ampleur du défi une fois rendu sur place. « De voir des adultes qui n'avaient jamais vu de dentiste de leur vie et de voir de quoi avait l'air la bouche de certains enfants avec des caries et du tarte comme on n'en voit pas ici m'a beaucoup marqué », explique Amélie, qui est hygiéniste dentaire à la clinique de Marie-Claude.

Mais l'aventure en a vraiment valu la peine. « C'est l'expérience d'une vie, ce n'est pas quelque chose que l'on vit souvent dans une vie. Ça rapporte beaucoup en termes d'expérience. On voit des choses que l'on ne verra jamais ici et ça nous fait apprendre », ajoute Amélie.

Marie-Claude Desjardins a aussi tiré profit de cette expérience. « Ça m'a permis de sortir de ma zone de confort. Ici on est bien avec nos chaises rembourrées. Là-bas on était debout et tout croche. On travaillait avec une lampe frontale dans le front et les patients crachaient dans une chaudière », dit-elle.

Pour Marie-Claude, ce qui l'a le plus touchée a été de voir des enfants de 8-9 ans qui commencent à avoir des molaires d'adultes dans le fond de la bouche et qu'il faut déjà leur extraire des dents d'adultes. « Un garçon de 8 ans avait quatre molaires d'adultes qui étaient cariées. Il n'y avait plus rien à faire », affirme-t-elle.

Matériel et équipements

Le défi à relevé était aussi imposant en termes d'équipements et de conditions de travail. « Il n'y avait rien qui nous attendait là-bas en terme de matériel. Il y a eu une importante préparation à faire et il a fallu déterminer nos besoins avant de partir. Il fallait évaluer combien de gens que l'on pouvait voir, les traitements que l'on voulait faire, etc. », ajoute la dentiste, qui dit qu'elle et sa collègue ont en autres amené des compresseurs portatifs, des chaises portatives, des gants, des masques et tout pour stériliser les instruments. Elle avait l'équivalent de deux valises pleines par personne juste en équipement.

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