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Un biologiste de Rosemère remporte le prix Hubert-Reeves

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2 mai 2011
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Par Josiane Yelle

Pour son dernier essai traitant de la biodiversité, intitulé Nous n'irons plus au bois, le biologiste Michel Leboeuf, citoyen de Rosemère, a remporté en avril dernier le prestigieux prix Hubert-Reeves 2011 qui couronne le meilleur ouvrage de vulgarisation scientifique en français au Canada.

Cet essai de vulgarisation de la biodiversité, exemplaire à bien des égards, inaugure un nouveau prix littéraire créé par l'Association des communicateurs scientifiques du Québec. L'ouvrage primé a été sélectionné parmi 31 candidatures de grande qualité.

Richement documenté et écrit dans un style vivant et accessible, Nous n'irons plus au bois vise, paradoxalement, à ramener les Québécois en forêt. « J'ai essayé d'éviter d'être pessimiste. Souvent, on parle de ce qu'on a perdu, mais pourquoi ne pas plutôt célébrer ce qu'il reste », laisse entendre Michel Leboeuf.

L'auteur a plus d'une dizaine de guides-nature à son actif. « Je trouvais que je prêchais toujours pour les convertis, indique-t-il. Avec cet essai, je souhaitais rejoindre les personnes qui ne sont pas nécessairement adeptes de la nature ».

Une préoccupation

Malgré son optimisme, le biologiste a une préoccupation. « À l'échelle mondiale, le consensus indique qu'il faut entre 12 et 17 % de territoire naturel pour conserver la biodiversité et pour que la machine puisse continuer de tourner. Or, au Québec, on est environ à 8 %. Et c'est tout concentré dans le nord. Dans le sud du Québec, c'est environ 3 %. »

Le cas échéant, M. Leboeuf indique qu'il faut absolument protéger le plus de territoire possible. Il parle alors de la tourbière de Blainville, du Centre d'interprétation de la nature de Boisbriand, de la Forêt du Grand Coteau, etc. « C'est important qu'on conserve tous les petits morceaux et que toutes les enclaves puissent connecter le plus possible. »

Selon celui-ci, il semble que beaucoup de personnes soient peu conscientes de la biodiversité qui les entoure. « Sur le bord de la rivière, à Rosemère, il y a des Érables noirs. Ce sont des arbres qui apparaissent sur la liste de ceux en voie de disparition au Québec. Peu de gens semblent pourtant le savoir », conclut le biologiste.

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