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À l’aube d’une autre campagne électorale

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23 octobre 2013
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Par François-David Rouleau

Les citoyens n’ont pas fini d’entendre parler de politique. La campagne électorale municipale bât son plein. Mais voilà que le spectre d’une élection provinciale se pointe à l’horizon.

Près de 15 mois après avoir élu la chef du Parti québécois à la tête de la province dans des circonstances qui ont tourné au drame le soir du suffrage, les Québécois et Québécoises pourraient être appelés à retourner aux urnes avant Noël.

Ce même gouvernement minoritaire qui prônait des élections fixes jongle avec l’idée de déclencher la campagne aussitôt le scrutin municipal terminé.

Je veux bien croire et comprendre que la province fait du surplace avec un gouvernement minoritaire, mais dans l’économie actuelle, il serait audacieux de dépenser des millions de dollars parce que ce serait le « moment de le faire » et ainsi assouvir la quête du pouvoir de Mme Marois.

La province affiche un net recul économique depuis plusieurs mois. Au lieu de se pencher sur une éventuelle campagne électorale, elle devrait s’asseoir et s’attarder aux vrais problèmes tout en tentant de trouver des compromis avec les partis d’opposition.

Le peuple québécois assiste à des guerres de clochers entre partis depuis l’ouverture de la session parlementaire. Les leaders s’accusent et nous assistons à une véritable chasse aux sorcières sans que le Québec n’avance.

La charte des valeurs québécoises a littéralement divisé la population. Le gouvernement essaie de ramasser les pots cassés. Il tente de trouver une brèche dans l’opinion publique pour ainsi récolter les appuis et les votes en reprenant le pouvoir avec la majorité.

Stratégie étonnante

Je ne suis pas devin et expert, mais la soupe est trop chaude pour miser sur une telle stratégie. Il faut se souvenir de Jean Charest qui avait opté pour la même méthode après le conflit étudiant du printemps érable. On connaît maintenant le résultat. Il a été défait par Pauline Marois et en plus de quitter l’arène politique.

La première ministre avait élaboré une grande liste de promesses lors de sa dernière campagne. Bien peu d’entre elles ont été tenues. Il ne faut surtout pas oublier la devise du Québec : Je me souviens.

Les électeurs se souviendront certainement des promesses et du parcours de Pauline Marois au pouvoir lorsqu’ils seront appelés à voter en décembre, si tel est le cas. Il s’agirait alors d’une cinquième élection en 15 ans et sûrement d’un second mandat minoritaire pour la politicienne. Le Québec n’aurait pas avancé d’un iota et aurait encore dépensé des millions $ pour rien.

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