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Confronté à la mort, un donneur lui offre une deuxième chance

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24 octobre 2013
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Par Simon Servant

La vie d’Yves LeBlanc suivait son train quotidien jusqu’à ce qu’il apprenne qu’il était atteint d’une maladie très grave, en 2009. Après plusieurs années de traitements, 150 transfusions de sang et une greffe de moelle osseuse, il vit maintenant une deuxième jeunesse, à 47 ans.

À quelques jours du temps des fêtes, cette année-là, M. LeBlanc a appris qu’il était atteint d’une maladie rare et s’est retrouvé à l’hôpital, en isolement pendant 67 jours, où il a reçu des traitements expérimentaux.

«Je croyais y passer parce qu’on me donnait tous les médicaments possibles pour combattre l’infection et rien ne fonctionnait », a-t-il expliqué. Ce n’est que la dernière tentative, qui aurait pu s’avérer fatale, qui l’a toutefois sauvé.

Cette guérison a amené son lot d’inconvénients, notamment un manque d’énergie. Un retour au travail a d’ailleurs été tenté, en vain. Surveillé toutes les deux semaines, il devait aussi se présenter à un CLSC pour prendre des prises de sang afin de vérifier son état de santé.

Une rechute

« En avril 2012, l’infirmière m’a dit que mes résultats n’étaient pas normaux et que j’étais en rechute. Je ne me voyais pas revivre ce que j’avais vécu. J’étais dans l’auto et je me disais qu’il fallait que j’annonce ça à ma famille », a confié M. LeBlanc, visiblement encore ébranlé.

Le traitement oral n’a pu améliorer son sort et il a fallu l’opérer, en juin 2012, afin de l’amener à faire le même traitement qu’il avait subi en décembre 2009. Au bout de trois mois, aucune amélioration n’était apparente. Une alternative s’offrait donc à lui : tenter un autre traitement expérimental à Washington ou opter pour une greffe de moelle osseuse.

« J’ai rencontré quatre hémato-oncologues à Washington qui m’ont expliqué que le traitement expérimental possible pourrait me guérir, mais que les chances étaient faibles. Je n’ai donc plus eu le choix d’opter pour la greffe », a ajouté l’homme de 47 ans.

Il a été opéré en janvier 2013 et même si la greffe de moelle osseuse lui a permis de retrouver une vie décente, la suite de l’opération a été très difficile. Après 23 jours, son corps a toutefois réagi à sa nouvelle moelle osseuse et s’est mis à fonctionner normalement. « L’objectif après une greffe est de se rendre au jour 100 parce qu’il est symbolique », a-t-il affirmé.

Le début d’une nouvelle vie

Pour souligner son nouveau départ, M. LeBlanc s’est acheté un livre de course en juin dernier. Il s’était donné comme objectif de courir le 5 km de Fontainebleau dans le cadre de l’événement un Pas vers l’espoir, qui a eu le 29 septembre.

« J’ai couru pendant tout l’été et je me suis donc dit que j’allais plutôt m’inscrire au 10 km. Je l’ai terminé en 58 minutes et 52 secondes. À ma première expérience, je n’en revenais pas de l’énergie qu’amenaient les autres participants », a déclaré fièrement le nouvel adepte de ce sport.

Même si sa guérison n’est pas encore totalement terminée, Yves LeBlanc regarde de l’avant et sa philosophie de vie a bien changé. Il souhaiterait rencontrer son donneur, qui lui a donné une deuxième chance de vivre.

Une collecte pour la vie

 

Pour survivre à la terrible maladie qui l’a affligé, Yves LeBlanc a eu besoin de 150 transfusions de sang. Aujourd’hui en guérison, il souhaite s’impliquer à titre de président d’honneur pour Héma-Québec.

Déjà donneur occasionnel, M. LeBlanc a vu l’importance des dons de sang et a décidé de faire sa part, mais à un autre niveau. Le lundi 11 novembre, de 14 h à 20 h, au Centre culturel Louis-Saint-Laurent de Lorraine, il présidera une collecte de sang et souhaite du même coup sensibiliser les gens à cette cause.

« Il n’y a que 3% de la population qui donne du sang et je trouve ça insensé, a-t-il noté. Je pense qu’en racontant mon histoire, ça va sensibiliser les gens et qu’ils pourront voir que concrètement, des vies sont sauvées grâce à ces dons. »

D’autres collectes à venir

Ce survivant d’une maladie grave ne s’arrête pas là. Il organisera aussi plusieurs collectes un peu partout dans la province. « Il y aura trois autres dates en novembre. J’en fais une à Québec, en décembre, où j’ai étudié et j’en ai une autre prévue en avril 2014, dans la région où j’ai grandi, à Carleton en Gaspésie. »

Il attend aussi de pied ferme la collecte dans l'ancienne école où il a travaillé afin de voir ses anciens élèves de quatrième année maintenant en sixième.

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