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Départ du directeur général à Blainville

Il réclame une enquête publique

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9 février 2015
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste
Citoyen de Blainville, Alain Legros implore la Commission municipale de mener une enquête publique afin de faire la lumière sur l’entente de départ conclue entre la municipalité et son ex-directeur général, Éric Lachapelle.
 
Celui qui a été candidat comme conseiller municipal à la dernière élection trouve insensée l’indemnité de départ offerte à Éric Lachapelle. En poste durant un peu plus d’un an, l’ex-directeur général, dont le contrat a été résilié le 17 décembre dernier, a quitté l’hôtel de ville non pas sans empocher la somme de 321 000$.
 
“ C’est démesuré! L’homme travaille environ un an, gagne 155 000$ et quitte avec plus du double. C’est inacceptable. Je vais à la Commission municipale, car je veux avoir des réponses ”, indique M. Legros, un habitué des séances mensuelles du conseil municipal.
 
M. Legros s’interroge sur le processus qui a mené Éric Lachapelle à devenir directeur général à Blainville, mais surtout sur l’entente qui a mené à son départ. 
 
“Est-ce normal que la Ville de Blainville, qui compte près de 55 000 habitants, verse plus à M. Lachapelle que ce que la Ville de Montréal a versé à messieurs Robert Abdallah, Guy Coulombe ou Claude Léger (anciens directeurs généraux), qui commandaient tous des salaires beaucoup plus élevés”, est-il écrit dans la lettre envoyée à la Commission municipale, dont l’Écho de la Rive-Nord a obtenu copie.
 
15 mois et demi de salaire     
 
Divisée en trois, la prime de séparation de M. Lachapelle comprend 15 mois et demi de salaire (194 773, 21$),un «solde dû à la prime de séparation» (74 723,15$) et d’autres «considérations» (52 473,84$), pour un total de 321 969$. 
 
Ayant épluché le contrat original et l’entente de départ qui unissait la Ville à l’ancien fonctionnaire, Alain Legros estime que la Ville fait faux bond en offrant une compensation financière de 15 mois et demi de salaire.  
 
Selon les termes du contrat, M. Lachapelle aurait plutôt dû bénéficier de six mois de salaire, croit M. Legros. 
 
En effet, dans l’entente de départ, la municipalité réfère à un article du contrat de travail original pour justifier la prime de séparation de 12 mois de salaire (à laquelle on a ajouté trois mois et demi). 
 
Dans cet article, il est stipulé “que la Ville peut résilier [le contrat] à partir du 8 décembre 2016 ” et ainsi “verser au directeur général une prime de séparation équivalant à 12 mois de salaire de base”. 
 
Comme le contrat a été résilié en décembre 2015, M. Legros estime que la prime de séparation de M. Lachapelle aurait dû être de six mois, comme le spécifie un autre article relatif à la résiliation de contrat.
 
La Ville demeure muette
 
Lors de la dernière séance du conseil municipal, le 20 janvier dernier, M. Legros a interpellé le maire, Richard Perreault, pour avoir des explications en ce qui a trait à cette prime de séparation. Le premier magistrat n’avait pas répondu au citoyen, l’intimant plutôt à retourner lire les documents.
 
L’Écho de la Rive-Nord a relancé le cabinet de maire en quête de réponses. La directrice des communications de Blainville, Marie-Ève Boyer, a répondu via courriel en spécifiant qu’aucun commentaire n’allait être émis.  
 

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