Bilodeau entreprend sa dernière année
Il est très clair pour le skieur acrobatique originaire de Rosemère, Alexandre Bilodeau, que les Jeux olympiques de Sotchi, l’an prochain, seront ses derniers. Mais le champion olympique compte mettre toute la « gomme » pour défendre son titre.
Alexandre Bilodeau reprend donc la compétition internationale après avoir pris une année sabbatique à la suite des jeux de Vancouver. « Là, je repars pour le circuit de la Coupe du monde toute l’année, je participerai aux Jeux olympiques de Sotchi et après on tourne la page. Si je suis encore là, c’est que je crois encore en mes chances de défendre ma médaille », a dit le premier Canadien médaillé d’or en sol canadien lors des derniers Jeux de Vancouver en 2010.
Alexandre participera aussi aux prochains Championnats du monde en Norvège au début du mois de mars. Il veut donc profiter le plus possible de ses derniers moments de compétition qu’il lui reste.
« Je ne voulais pas avoir de regrets après ma retraite et m’être dit que j’aurais dû essayer de défendre ma position », a-t-il confessé.
Des moments forts
Sa médaille d’or remporté à Vancouver dans l’épreuve des bosses le 14 février 2010 restera bien évidemment gravée dans les annales de l’histoire olympique canadienne. Mais pour Alexandre, cet exploit relève surtout des circonstances et du contexte parce que ce n’était pas la descente de sa vie.
« Ma médaille d’or à Vancouver a été le fait marquant de ma carrière étant donné l’ampleur. J’ai établi une marque, mais c’était plus une question de timing. Quand je pense à la descente parfaite, ce n’est pas celle-là que j’ai en tête. Ma meilleure course a été effectuée lorsque j’ai remporté ma première Coupe du monde à Mont-Gabriel, devant les miens, en janvier 2006 », a affirmé le prodigue.
Ce dernier a aussi révélé que les défaites et les remises en question ont aussi faite partie de sa route vers l’élite mondiale.
« Il y a eu des hauts et des bas dans ma carrière. En 2003, je n’ai pas réussi à me qualifier pour les Jeux du Canada. J’ai terminé cinquième alors que quatre pouvaient obtenir leur laissez-passer. Ç’a été une grande frustration pour moi. Je ne me voyais pas aller plus loin dans le sport en n’allant pas aux Jeux du Canada. J’ai toutefois persévéré », a affirmé Bilodeau.
Durant sa carrière, où il aura participé à trois rendez-vous olympiques incluant le prochain, Alexandre attribue ses succès à son travail davantage qu’à son talent.
« Je n’ai jamais été la personne la plus talentueuse dans notre sport. Même aujourd’hui, j’ai encore beaucoup à travailler techniquement. Mais je suis très déterminé. Je suis souvent le premier arrivé sur la piste et le dernier parti. Mes entraîneurs doivent me dire de sortir de piste parce que, parfois, c’est trop », a-t-il aussi mentionné.
Une nouvelle vie l’attend
La transition entre la carrière d’athlète professionnel et le monde des affaires est déjà bien entamée pour le champion olympique.
Alexandre étudie présentement en comptabilité à la célèbre école John Molson de l’Université Concordia. Il a commencé son baccalauréat en septembre 2010 quelques mois après les Jeux de Vancouver. Il a maintenant complété un an et il lui reste deux années.
« Je voulais voir ce qu’il y avait dans la vie à part le ski et toujours être parti en compétition. Le monde des affaires m’a toujours intéressé. Je veux vivre une nouvelle passion. Je veux être aussi performant en dehors de mes skis que je l’ai été sur mes skis », a dit l’athlète qui dévalait les pentes tout de même trois fois par semaine à Val Saint-Come durant l’hiver 2011-2012 sans toutefois partir en compétition.
Bilodeau ne compte donc pas rester dans le domaine du ski acrobatique. Il ne sera pas entraîneurs ou quoi que ce soit. Il suivra un cours par correspondance par session durant la prochaine année de compétition.
Il veut se rapprocher des siens
Jusqu’à ce jour, la vie d’Alexandre Bilodeau n’était assurément pas une vie comme les autres. Le rythme d’un skieur acrobatique d’élite exige d’être en voyage environ six mois par année.
« Ce n’est peut-être pas évident de gérer sa vie personnelle et sa carrière en étant loin de chez soi, mais ça fait longtemps que je fais ça et je ne me suis jamais vraiment ennuyé », a dit le futur retraité du ski.
Les données semblent toutefois vouloir changer pour Alexandre puisqu’il a une compagne depuis 10 mois.
« C’est plus difficile de maintenir ce rythme quand tu vis avec quelqu’un. Ça va super bien avec ma blonde, mais elle n’a pas un train de vie qui me ressemble. Elle est docteure en médecine familiale. Elle travaille dans les urgences. En étant à Montréal à temps plein, je vais évidemment la voir plus souvent », dit-il.
Sa copine s’appelle donc Sabrina. Elle a étudié avec un des meilleurs amis d’Alexandre. « On a été prendre une bière tous ensemble et ç’a commencé comme ça », a ajouté celui qui était célibataire depuis 2 ans.
Famille
Le futur homme d’affaires pourra aussi voir sa famille plus souvent, dont son frère qui est atteint d’une paralysie cérébrale dégénérative. « Ça ne va pas en s’améliorant pour lui, mais mon frère a toujours été une inspiration pour moi. J’ai été élevé avec lui et je veux le voir plus souvent », a-t-il mentionné.
Pour ce qui est de sa petite sœur Béatrice, elle est toujours sur l’équipe nationale de ski acrobatique. Elle a eu une chirurgie à la cheville en mai dernier. Elle a recommencé en décembre. Elle veut reprendre la compétition en février.
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