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Le pari payant de Martin Ouellette

durée 13h44
14 février 2014
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Par Simon Servant

Le gardien de but Martin Ouellette s’est exilé aux États-Unis, à 16 ans, afin de prendre un chemin que peu de francophones auraient choisi, mais six années plus tard, il ne changerait pas sa décision pour rien au monde.

 

Amenant avec lui son anglais approximatif, mais surtout son talent indéniable, Martin s’est d’abord aligné avec les Wildcats de Kimball Union Academy, au New Hampshire.

Il aurait très bien pu rester au Québec, ayant été repêché par les Saguenéens de Chicoutimi, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais a préféré suivre une voie tracée pour lui. Malgré une période d’adaptation importante, surtout sur le plan académique, le portier n’a jamais abandonné.

« Les premiers mois ont été difficiles, a-t-il confié, et les problèmes linguistiques dans mes cours étaient bien présents. J’étais entouré d’anglophones, mais je me suis habitué et j’ai pris de l’assurance. »

Actuellement avec les Black Bears de l’Université du Maine, le gardien de 22 ans en est à sa quatrième et dernière campagne dans les rangs collégiaux américains. Avec un peu plus d’un mois à faire à la saison régulière, son équipe se bat au classement de la division Hockey East, mais également au classement national, où les 16 premières équipes participent au tournoi du Frozen Four.

« Nous n’avons pas eu une bonne saison l’an dernier. L’entraîneur s’est fait congédier et avec notre nouvel instructeur, nous en surprenons plusieurs depuis le début. Nous avons plusieurs matchs déterminants au cours des prochaines semaines », a exprimé Ouellette.

Deux gros honneurs

 

Sur le plan personnel, celui-ci n’a rien à envier aux autres gardiens des collèges américains. En juin 2010, après avoir connu une excellente saison au New Hampshire, il s’est présenté à Los Angeles dans le but d’être repêché dans la Ligue nationale de hockey et n’a pas été déçu.

« Au début, je ne m’attendais pas à être repêché, mais quand les Blue Jackets de Columbus m’ont appelé en septième ronde, j’ai pu enfin respirer. C’était une journée spéciale et je vais m’en souvenir toute ma vie », a remémoré celui qui espère se dénicher un contrat avec cette équipe pendant la saison morte.

Le jeune homme n’est pas le seul à avoir vécu toute la gamme des émotions pendant cette journée mémorable. Son père, Alain, conservera également ce moment dans ses mémoires.

« J’ai encore des frissons en y repensant, a-t-il lancé. De se retrouver sur la liste des éclaireurs, c’était déjà un bel accomplissement et la famille était très soulagée lorsque son nom a été mentionné. »

C’est déjà un grand honneur de pouvoir endosser le chandail d’une équipe professionnelle, mais le gardien en a ajouté un autre cette année. Il a été nominé au trophée Hobey Baker, remis au meilleur joueur universitaire des États-Unis.

Sa fiche de 12-10-3, son pourcentage d’arrêts de .932 et sa moyenne de buts alloués de 2.08 pourraient faire de lui seulement le deuxième Québécois de l’histoire à remporter ce trophée.

« C’est évidemment un honneur d’être en nomination, mais je n’y pense pas vraiment. Je me concentre sur notre saison. »

Il est encore possible de voter pour Martin sur le site Internet du trophée Hobey Baker, au http://www.hobeybaker.com/awards/the-hobey-baker-memorial-award/vote.

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