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11 janvier 2022 - 14:45

Le gouvernement travaille sur la bonne formule pour son application

Québec va imposer une « contribution santé » aux adultes non vaccinés

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

En ce début d’année 2022, après 22 mois en pandémie, le gouvernement du Québec travaille à l’imposition d’une contribution santé — autrement dit faire payer, pour les adultes qui ne sont pas vaccinés et qui refusent de recevoir une première dose contre la COVID-19. C’est ce que le premier ministre a annoncé en conférence de presse à 13 h aujourd’hui.

« Nous sommes actuellement à travailler en étroite collaboration avec le ministre des Finances, Eric Girard afin de voir comment cette contribution financière significative pourrait s’appliquer. On pourrait s’inspirer de l’assurance-médicaments qu’il faut payer annuellement si on n’a pas d’assurances privées. Tous les détails de cette mesure seront annoncés ultérieurement », a lancé le premier ministre François Legault au milieu de son point de presse, le premier en présence du nouveau Directeur national de la Santé publique, Luc Boileau.

M. Legault a précisé que les adultes non vaccinés qui disposent de contraintes médicales les empêchant de recevoir le vaccin ne seront pas touchés par cette mesure financière. Quel montant pourrait être demandé aux autres? « Pour moi, un montant significatif n’est pas 50 $ ou 100$. Nous sommes encore en discussion sur la question », a-t-il précisé par la suite.

Un manque criant de personnel dans le réseau de la santé
Cette décision a été prise alors que 50 % des hospitalisations actuelles sont des personnes non vaccinées. Au total, ces personnes représentent 10% de la population de la province. « Au cours de la prochaine fin de semaine, les prévisions estiment que l’on comptera 2500 hospitalisations alors que le réseau de la santé manque de personnel. Pour réussir à surmonter cette vague, nous aurions besoin de 1 000 employés supplémentaires en milieu hospitalier et de 1500 de plus en CHSLD. Ce sera donc une fin de semaine difficile. »

Pour tenter de trouver des solutions à ce problème de main-d’oeuvre, des pourparlers sont en cours avec les représentants des cinq centrales syndicales importantes en santé. « Merci à elle de collaborer avec nous et de nous soutenir dans ces moments critiques. Nous annoncerons prochainement de nouvelles mesures qui permettront de traverser les prochaines semaines sans trop de remous », a indiqué le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Le retour en classe toujours prévu ce lundi
Jusqu’à présent, tout indique que les élèves du Québec reprendront le chemin de l’école ce lundi, 17 janvier, à moins d’avis contraire. Les petits et grands seront fixés d’ici ce jeudi, a promis le gouvernement. « Ça fait partie des décisions importantes que je devrai prendre dans les prochaines heures. Pour le moment, je ne suis pas assez au fait du dossier pour me prononcer », a mentionné le Dr. Luc Boileau.

Un message pour les partis d’opposition
Enfin, dans les dernières minutes de son allocution, le premier ministre a adressé un message à ses opposants politiques. « Je sais qu’il y a une élection prévue en octobre, mais l’heure est au combat contre la 5e vague qui sévit actuellement. Il est temps de se serrer les coudes. Je sais que la reprise de la session parlementaire est prévue le 1er février, mais je suis ouvert à une rencontre hebdomadaire avec le ministre Dubé pour répondre aux questions et écouter leurs suggestions. Il faut qu’on travaille ensemble plus que jamais », a-t-il conclu.

En terminant, il a rappelé les deux priorités des Québécois pour les prochaines semaines. La première est d’aller chercher une première, une deuxième ou une troisième dose et la seconde est de réduire les contacts au maximum.

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