Nouvelle preuve déposée contre une enseignante de Rosemère
Par Josiane Yelle
Le procès d'une enseignante de l'école secondaire anglophone Rosemère High School, accusée de contacts sexuels avec un élève, a été reporté, le 15 septembre dernier, après que la Couronne ait ajouté une nouvelle preuve au dossier.
Il s'agirait de traces d'ADN qui ont été retrouvées dans le sac de couchage de la victime sous forme de résidus de peau. Les enquêteurs de la Régie intermunicipale Thérèse-De Blainville, responsables du dossier, ont transféré l'information à la Couronne à la suite de l'enquête préliminaire.
Le procès qui devait débuter au Palais de justice de Saint-Jérôme a donc été remis au 24 novembre prochain. Son report a été accordé afin de permettre à la défense de prendre connaissance du nouvel élément.
Trois chefs d'accusation
Le dossier remonte à février 2007, au moment où la victime a déposé sa plainte à la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville. S'en est suivi l'enquête qui a mené à l'arrestation et l'interrogation de Tania Pontbriand au printemps de la même année. «Il faut préciser que l'enquête s'est échelonnée sur plusieurs mois, puisqu'il y a beaucoup de mouvement et de rotation dans les écoles», précise à cet égard Luc Larocque, sergent-détective de à la régie et également responsable de l'enquête.
Jusqu'à son arrestation, la femme de 39 ans travaillait toujours comme enseignante en éducation physique. Elle fait présentement face à trois chefs d'accusation d'incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels et d'agression sexuelle envers un étudiant, alors qu'elle se retrouvait en position d'autorité.
Aucune autre victime
Les faits allégués se seraient déroulés sur une période de deux ans, entre 2002 et 2004. La victime, alors âgée entre 15 et 17 ans, était l'un de ses élèves. Le jeune homme, aujourd'hui dans la vingtaine, a décidé de porter plainte à la suite de problèmes d'ordre personnels.
Si le sergent Larocque affirme qu'aucun élément ne permet de croire qu'il pourrait y avoir d'autres victimes, il avoue tout de même qu'une enquête policière n'est jamais véritablement terminée. L'accusée est présentement libre sous aucune condition.
