Bernand Landry ne croit pas au projet d'un nouveau parti

Par Simon Dessureault
Selon l'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, le projet de former une coalition d'indépendantistes et de fédéralistes de centre droit initié par l'ancien ministre péquiste François Legault est tout simplement non viable et difficile à comprendre.
Selon les informations qui ont circulé dans les médias récemment, François Legault, ancien ministre péquiste de l'Industrie, de l'Éducation et de la Santé ainsi que Joseph Facal, également ancien ministre péquiste, préparent une série de manifestes qui pourraient déboucher sur un mouvement politique. L'objectif serait de mettre en veilleuse le débat sur la souveraineté pour former une coalition issue des deux grandes idéologies politiques du Québec.
«Je pense que c'est une très mauvaise idée. J'ai été surpris quand j'ai pris connaissance de cela. Pourtant, je les connais bien, je les ai nommé ministre à l'époque. On ne sait pas grand-chose de cette formation. L'illogisme de la démarche est difficile à décoder. Ils disent on va régler les problèmes avant de faire l'indépendance, mais c'est avec l'indépendance que l'on va régler les problèmes. Il fait refaire l'esprit du Parti Québécois (PQ) et non créer un nouveau parti. Sur le plan stratégique, c'est difficilement compréhensible et ça ne peut pas tenir la route», a expliqué Bernard Landry, alors qu'il était l'invité de Diane Bourgeois, la députée de Terrebonne-Blainville, le mercredi 13 octobre dernier lors d'un coquetel chez Louis Philippe Traiteur à Terrebonne.
L'indépendance du Québec
Par ailleurs, Bernard Landry croit toujours à la souveraineté du Québec.
«Les partisans de la souveraineté du Québec doivent recommencer à convaincre la population des bienfaits de l'indépendance par sa promotion en utilisant les nouvelles technologies des communications. Même si le ciel est gris en ce moment pour le projet d'indépendance du Québec, il faut se servir des blogues, des réseaux sociaux et de l'ensemble d'Internet pour faire comprendre aux gens qu'il est urgent d'agir pour faire la souveraineté du Québec», a dit M. Landry.
L'ancien premier ministre était donc principalement venu parler de souveraineté aux militants de la circonscription de Terrebonne-Blainville en cette soirée. «Il faut accélérer la marche vers l'indépendance parce que le Québec compte 30 % de la population du Canada et le nombre joue un rôle déterminant en démocratie. La dignité est la première raison sur laquelle on doit s'appuyer pour faire la souveraineté. Au niveau économique, l'ère actuelle de la mondialisation des marchés ne nous donne pas le choix d'être un pays. Les décisions qui concernent le Québec devant des institutions telles l'Organisation des Nations Unies (ONU) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sont prises par Ottawa», a-t-il déploré.
M. Landry a aussi donné un exemple d'injustice économique pour le Québec alors que l'industrie de l'automobile en Ontario bénéficierait de beaucoup plus d'argent que des forêts du Québec si elles étaient en difficultés.
@Signature-photos:Pierre Latour
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