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Le bilinguisme de Rosemère est-il en péril ?

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19 décembre 2012
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Par Eric Mondou

Les amendements proposés par le gouvernement Marois pour bonifier la Charte de la langue française pourraient compromettre le statut bilingue d’une ville comme Rosemère.

C’est ce qu’il faut conclure à la lecture des changements proposés à la loi 101.

Essentiellement, le gouvernement se baserait sur le critère démographique pour supprimer le statut d’exception d’une municipalité. Une ville « bilingue » qui a aujourd’hui moins de 40 % d’anglophones de langue maternelle verrait son statut d’exception menacé. Dans ce cas, le bilinguisme de Rosemère, dont 12,8 % de ces citoyens ont aujourd’hui l’anglais comme langue maternelle, pourrait disparaitre.

Dans les faits, les droits d’afficher et de publier dans les deux langues pourraient lui être retirés.

Interrogée à ce sujet, Madeleine Leduc a dit ne pas comprendre la pertinence de cette disposition. « Que Rosemère soit bilingue ou pas, la cause du français sera-t-elle mieux servie ? », s’est-elle questionnée à haute voix, ajoutant qu’une nouvelle Charte de la langue française serait d’ouvrir une boîte de pandore.

L’ex-mairesse de Rosemère, Hélène Daneault, a quant à elle penché vers une application plus adéquate de la loi actuelle plutôt que de chercher à y apporter des modifications.

« Il y a énormément de laxisme dans l’application de la loi 101. Nous devrions nous assurer que celle en place soit mise en exécution correctement au lieu d’y apporter des modifications », a laissé tomber celle qui a été élue députée de la circonscription de Groulx le 4 septembre dernier sous la bannière de la Coalition avenir Québec.

Histoire

Un article de la nouvelle Charte fait cependant référence à des circonstances qui pourraient faire en sorte que certaines villes puissent conserver leur bilinguisme officiel malgré une démographie anglophone en déclin. Les dites circonstances se réfèrent à la présence historique d’une communauté d’expression anglaise ou à la participation significative des membres de celle-ci.

Madeleine Leduc ose espérer que le caractère historique dont bénéficie la communauté anglophone dans la municipalité puisse peser dans la balance. « Notre ville a été fondée par la communauté anglophone. Ce serait important que l’on tienne compte de cet aspect historique », a-t-elle souhaité.

C'est le 2 avril 1982 que l'Office québécois de la langue française a accordé à la Ville de Rosemère le statut de ville bilingue.


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