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Les employeurs de la région doivent effectuer leur exercice d'équité

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8 mars 2010
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Par Josiane Yelle

La vaste campagne d'information de la Commission de l'équité salariale s'est arrêtée à Boisbriand, le 3 mars dernier. La présidente de la Commission de l'équité salariale, Me Louise Marchand, s'est adressée à une trentaine de membres de la Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville afin de les inciter à se conformer à la Loi sur l'équité salariale avant la date limite du 31 décembre 2010.

Jusqu'à l'an dernier, seules les entreprises qui comptaient une moyenne de 10 salariés ou plus au cours d'une période de référence donnée étaient assujetties à la loi sur l'équité salariale. Or, avec les nouvelles normes, il suffira qu'une entreprise compte une moyenne de 10 salariés au cours d'une seule année pour qu'elle soit soumise à cette loi.

« L'équité salariale est une carte de plus dans votre jeu, a fait savoir la présidente. Des femmes payées équitablement sont de meilleures employées qui ont la conviction d'être appréciées à leur juste valeur, qui développent un plus grand sentiment d'appartenance et qui deviennent plus productives. » Me Marchand croit ainsi qu'il s'agit d'une valeur ajoutée qui constitue un atout précieux dans une entreprise.

Une notion méconnue

La notion d'équité salariale n'est toutefois pas à confondre avec celle de l'égalité salariale. L'équité salariale est un droit qu'on les personnes qui occupent un emploi à prédominance féminine de recevoir une rémunération égale à celles qui occupent un emploi à prédominance masculine équivalent. Le principe va donc plus loin que celui « du salaire égal pour un travail égal » (pompier/pompière), puisqu'il exige « un salaire égal pour un travail différent, mais équivalent » (secrétaire/mécanicien).

« Plusieurs employeurs ignorent qu'ils font de la discrimination salariale à l'intérieur de leur organisation, indique Me Marchand. Notre objectif est donc de les amener à faire l'évaluation de leurs emplois pour déterminer si des ajustements doivent être versés aux emplois à prédominance féminine. » La Commission estime que plus de 600 000 travailleuses du Québec devraient avoir des ajustements d'ici la fin du processus.

Le décompte est donc commencé pour toutes les entreprises de dix personnes salariées et plus qui doivent compléter leur exercice d'équité salariale ou faire l'évaluation du maintien. La Commission offre plusieurs outils afin de faciliter le processus, notamment une formation sur la pratique de l'équité salariale le 25 mars prochain au Centre culturel et communautaire Thérèse-De Blainville.

Comment faire?

Afin d'effectuer leur exercice d'équité salariale, les employeurs doivent prendre en considération les facteurs de qualifications, de responsabilités, de conditions de travail, d'effort physique et d'effort mental de leur employé. C'est la valeur totale des emplois en fonction de ces critères qui permet de reconnaître l'équivalence entre les emplois d'une entreprise.

Selon l'état d'avancement des exercices d'équité salariale, les entreprises qui font partie du regroupement de régions dont fait partie les Laurentides auraient terminées leur exercice à 47%, alors que 38% des cas ne l'a pas encore amorcé.

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