Les enseignants toujours mobilisés
Dans les Laurentides, les profs ne règleront pas au rabais malgré le contexte de pandémie
« Les profs sont à bout de souffle depuis plusieurs années ; leur salaire et leurs conditions de travail doivent impérativement s’améliorer. Ça, ce n’est pas négociable », explique Annie Domingue, présidente du SEEL-CSQ.
Pour appuyer leurs collègues qui se sont rassemblé un peu partout au Québec, le personnel enseignant du Syndicat des enseignantes et enseignants des Laurentides (SEEL-CSQ) a porté son chandail de mobilisation afin de rappeler à leur employeur, au gouvernement et à la population que les profs sont toujours en négociation malgré le contexte de pandémie.
Les enseignantes et enseignants veulent ainsi démontrer qu’ils sont toujours mobilisés, malgré une rentrée rendue complexe par le contexte actuel de crise sanitaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que des banderoles aux couleurs de la mobilisation apparaissent près des établissements scolaires.
« Le contexte difficile que nous vivons présentement ne doit pas nous faire oublier que les enseignantes et enseignants sont présentement en pleine négociation pour le renouvellement de leur convention collective nationale. Il est primordial de rester mobilisés pour éviter que le gouvernement ne tente de profiter de la situation pour obtenir une entente au rabais. Les profs sont à bout de souffle depuis plusieurs années ; leur salaire et leurs conditions de travail doivent impérativement s’améliorer. Ça, ce n’est pas négociable », explique Annie Domingue, présidente du SEEL-CSQ.
Des solutions «concrètes» pour améliorer le système d'éducation
« Les derniers mois ont mis en lumière les immenses besoins des profs et des élèves du Québec. Comme ils l’ont démontré depuis le début de la pandémie, les profs ont des solutions concrètes à proposer pour améliorer notre système d’éducation publique. Il est urgent que le gouvernement les écoute et qu’il fasse de l’éducation une véritable priorité. Pourtant, au cours des derniers mois, malgré le discours qu’il tient dans les médias, le gouvernement n’a montré aucune intention de négocier sérieusement avec les représentants du personnel enseignant », affirme Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ).
Rappelons qu’en mai dernier, le gouvernement a présenté une offre méprisante aux enseignantes et enseignants. Appelés à se prononcer, plus de 11 500 membres de la FSE-CSQ ont rejeté cette offre dans une proportion de 97 %. Au total, 98 % des enseignantes et enseignants ont réitéré leur désir d’obtenir des améliorations dans les quatre grands domaines suivants :
• la composition de la classe et les services aux élèves HDAA ;
• la lourdeur de la tâche ;
• la rémunération (dont une majoration de l’échelle de traitement pour tous les enseignants et enseignantes) ;
• la précarité et l’entrée dans la profession.
Le 9 juin dernier, la partie syndicale a soumis une nouvelle proposition d’entente à la partie patronale. Cependant, au cours des trois semaines suivantes, la FSE-CSQ a malheureusement réalisé que la prétention de la partie patronale de vouloir en arriver à une entente avant l’été n’était que de la poudre aux yeux, et qu’elle n’a jamais vraiment eu l’intention de négocier réellement.
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