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16 septembre 2020 - 10:00 | Mis à jour : 17 septembre 2020 - 08:24

Demande de transparence et de solutions

Préservation de l’ancien site du golf de Rosemère: une centaine de citoyens se mobilisent

Par Salle des nouvelles

Lundi, une centaine de citoyennes et citoyens se sont réunis devant l’Hôtel de Ville de Rosemère pour réclamer la préservation et la restauration écologique du site de l’ancien golf de Rosemère.

La manifestation était organisée par Rosemère Vert, une coalition de citoyennes et de citoyens inquiets.es qui demandent à la ville de Rosemère d'agir et d’identifier des solutions permettant la protection et la restauration de la partie zonée public du terrain de l’ancien golf, un site de 60 hectares menacé par un changement de zonage éventuel qui permettrait le développement résidentiel sur 50% de cet espace.

Selon les résultats de la consultation menée par la ville de 2018 à 2020, la majorité des Rosemèroises et Rosemèrois s'entendent “sur le fait que la part réservée au parc devrait être supérieure à 50%” alors que la grande majorité évoque plutôt une part 50% minimum, 70% minimum, voire 100% [...]".

Destruction de 50% du terrain pour un développement immobilier

Toutefois, alors que la ville maintient qu'aucun projet de négociations ou de développement est actuellement sur la table actuellement, le maire Westram et le conseil de ville soutiennent que la ville ne protégera que 30 hectares au total. Le rassemblement du 14 septembre a donné aux citoyennes et aux citoyennes l’occasion de réseauter et de faire appel au conseil à faire preuve d’ouverture sur ce dossier et de transparence dans ses démarches futurs.

« Les consultations publiques effectuées par la Ville de Rosemère révèlent qu'une majorité de citoyens est fortement attachée à la préservation de 70 à 100% cet espace vert », a témoigné Anne Marie Huard, membre de Rosemère Vert et participante aux consultations de la ville sur l’avenir du site de l’ancien golf. « Malgré cela, la ville de Rosemère semble favorable à un éventuel changement de zonage qui impliquerait la destruction de 50% du terrain pour un développement immobilier, alors qu’il existe une tonne d’autres options pour préserver cet espace zoné public.»

Rosemère Vert a de nouveau présenté au conseil de ville la pétition en faveur de la protection et restauration du golf. Les représentants ont tenus à spécifier au maire que plus de 3285 personnes, dont plus de 523 citoyens de Rosemère, 1085 résidents de la MRC Thérèse-De Blainville et près de 2000 personnes de la région de Montréal, ont signé la pétition demandant aux élus.es d’entreprendre dès maintenant des démarches visant la protection et la restauration écologique de la totalité du site de l’ancien golf de Rosemère zoné public.

Le maire minimiserait la mobilisation selon Rosemère Vert

Rosemère Vert déplore que le maire minimise l’importance des signataires de la pétition. Selon le mouvement, le maire aurait affirmé que seulement une centaine de signataires sont de Rosemère. Il aurait également appuyé: « Moi aussi je peux je peux fournir un document avec 1600 noms ».

Les membres de Rosemère Vert et les citoyens présents lundi se disent « particulièrement déçus » de voir que le maire et le conseil de ville ont refusé de venir s’entretenir avec la centaine de personnes qui manifestait.

« Je trouve déplorable que le maire minimise la mobilisation citoyenne entreprise par des centaines de résidents depuis quelques mois et qu’il ne soit pas sorti nous voir ce soir lors de notre rassemblement. Nous étions une centaine de Rosemèrois
réunis ici pour signifier notre inquiétude face au changement de zonage prévu sur le site de l’ancien golf. Nous faisons ça pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants
», a soutenu Robert Vallerand, résident de Rosemère depuis 45 ans présent à la manifestation.

L’initiative citoyenne compte poursuivre ses activités et une campagne de sensibilisation public au courant des prochaines semaines et mois. « Il existe de nombreuses preuves scientifiques qui démontrent que les espaces verts génèrent plus de bénéfices que le développement immobilier: la réduction des îlots de chaleur, le stockage du CO2, la dépollution atmosphérique, l’augmentation de la biodiversité, le maintien d’habitats pour les animaux, etc. Et c’est sans compter les activités de plein-air, le potentiel d’une agriculture de proximité et le bien-être provoqué par la présence de ce joyau » insiste Frédéric Pitre, professeur-chercheur à l’Institut de recherche en biologie végétale et membre de Rosemère Vert.

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