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Un « manque de respect »

Négociation des professionnelles en soins: l'offre du gouvernement rejetée par la FIQ

La FIQ déplore le fait que le gouvernement ne prend pas en compte la surcharge de travail pour les professionnel.les en soins dans les Laurentides.
Photo: CourtoisieLa FIQ déplore le fait que le gouvernement ne prend pas en compte la surcharge de travail pour les professionnel.les en soins dans les Laurentides.
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Les militantes du FIQ, Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ - SPSL) étaient réunies virtuellement en conseil national extraordinaire de la FIQ et secteur privé FIQP, dans ces derniers jours. Lors de la rencontre, l’offre du gouvernement a été rejeté à l’unanimité.

Pour le FIQ -SPSL, le gouvernement ne répond pas aux problèmes vécus par les professionnelles en soins. Alors qu’en parallèle l’ajout de lits a été annoncé dans la région, pour le syndicat, aucune mesure n'est mise en place pour attirer des professionnelles en soins.

Un « manque de respect » du gouvernement

« Il est inconcevable que le gouvernement ne veuille pas régler les problèmes de surcharge de travail. Il n'est aucunement fait mention des ratios déjà discutés suite aux nombreux projets ratio professionnelles en soins/patients dont un à Mont-Tremblant. L’attraction et la rétention ne semble pas faire partie des priorités », s'indigne la présidente du FIQ - SPSL, Julie Daignault.

Cette dernière reprend: « Qui s’occupera des nouveaux lits annoncés ? Les professionnelles en soins des Laurentides sont épuisées, et la pandémie n’a fait qu’augmenter la détresse vécue. C’est un manque de respect et de considération pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeute qui se donnent cœur et âme afin d’offrir des soins de qualité à la population. Si le gouvernement veut régler la négociation nationale, il se doit de réviser rapidement sa position ».

La solution déposée par le gouvernement passe entre autres par une abolition des heures supplémentaires en les convertissant à taux simple.

« En ne voulant pas améliorer les conditions de travail des professionnelles en soins, soit en refusant la notion de ratio, en n’offrant pas d’incitatif pour travailler à temps complet, en offrant de monnayer les congés au lieu de les octroyer, en limitant encore plus la reconnaissance de scolarité, nous ne ferons qu’exacerber la grande difficulté de rétention et d’attraction qui frappent partout dans les Laurentides, particulièrement dans la MRC Antoine-Labelle et la MRC des Laurentides », a conclu la présidente du FIQ - SPSL.

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