Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Santé

Débordements dans des salles d'urgence d'une majorité de régions du Québec

durée 12h00
27 décembre 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

La baisse du taux d’occupation des salles d’urgence du Québec qui a pu être observée à partir du 19 décembre dernier a pris fin mardi.

Le site Index Santé a relevé que ce taux moyen avait progressé jusqu'à 95 % le 26 décembre, avant de bondir à 112 % mercredi matin, peu avant 6h00, ce qui était considéré très élevé. 

Parmi les 14 régions du Québec, huit affichaient mercredi un taux d’occupation supérieur à 100 %, dont certaines des plus populeuses.

À Montréal, le taux d’occupation moyen était de 118 %; 15 des 21 centres hospitaliers munis d’une salle d’urgence affichaient une occupation supérieure à 100 %. Elle était de 172 % à l’Hôpital général juif, de 160 % à l’Hôpital LaSalle et de 150 % à l’Hôpital de Verdun.

Parmi les 14 régions, le taux moyen le plus élevé était de 148 % dans les Laurentides, où chacune des six urgences débordait. Le taux était de 138 % dans Lanaudière, de 133 % à Laval, de 129 % en Montérégie, de 124 % en Abitibi-Témiscamingue, de 117 % en Outaouais et de 112 % dans la région Mauricie/Centre-du-Québec.  

À Québec et dans Chaudière-Appalaches, le taux d’occupation moyen oscillait entre 92 % et 96 %. Il était de 96 % en Estrie et de 80 % sur la Côte-Nord.

La seule région qui affichait un taux considéré normal était celle de la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, à 66 %.

Mardi, la durée moyenne de séjour des personnes dans la salle d'attente était d’un peu plus de quatre heures et demie, mais la durée moyenne d’attente sur une civière était de 15 heures et 40 minutes.

Mercredi matin, peu avant le lever du jour, il y avait 3380 personnes dans les salles d’urgence du Québec.

La semaine dernière, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a demandé l'aide de la population pour soulager les urgences du Québec lors de la période des Fêtes. Il a signalé qu'il existait une grande proportion de personnes qui consultent à l'urgence sans avoir de problème urgent.

Le ministre a invité ces personnes à utiliser pendant les Fêtes d'autres options disponibles, dont les cliniques de médecine familiale ou d'infirmières praticiennes spécialisées et les pharmacies qui peuvent fournir des conseils professionnels. Il a rappelé que le service téléphonique 811 permet de parler à une infirmière et, parfois, d'obtenir un rendez-vous.

Pour sa part, le président de l'Association des spécialistes en médecine d'urgence du Québec, le Dr Gilbert Boucher, a déploré que trop de Québécois qui se présentaient dans les urgences sans avoir profité de soins de base.

Face à la circulation en forte hausse des virus de la COVID-19 et de l'influenza, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, a invité les gens à se faire vacciner pour freiner la propagation et éviter les complications.

Jean-Philippe Denoncourt, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Ottawa élargit l'accès au système Entrée express pour certains immigrants

La ministre de l'Immigration, Lena Diab, ajoute trois nouveaux volets de résidence permanente au système Entrée express du Canada. Ces volets couvrent diverses professions, notamment les chercheurs et le personnel militaire. Ils sont également ouverts aux cadres supérieurs possédant une expérience de travail au Canada et s'inscrivent dans la ...

Publié hier à 12h00

Un vaccin développé au Québec pourrait protéger les enfants de trois maladies

Un vaccin en cours de développement par une équipe de l'Université Laval pourrait un jour protéger les tout-petits de trois maladies différentes, dont le redoutable virus respiratoire syncytial (VRS). Il s'agirait du tout premier vaccin contre les virus respiratoires pour les enfants de six mois à cinq ans. «En ce moment, il faut savoir qu'il ...

Publié hier à 9h00

Qualité de l'air: les décisions de Trump risquent d'affecter la santé des Canadiens

Plusieurs décisions de l’administration Trump risquent d’avoir un impact sur la qualité de l’air au Québec et au Canada et, par conséquent, sur la santé de la population. Deux Canadiens sur trois vivent à moins de cent kilomètres de la frontière avec les États-Unis et l’air qu’ils respirent contient, en raison des vents dominants, des polluants ...